EMPOISONNEMENT AUX PESTICIDES

Les agriculteurs, leurs familles, ou les riverains des zones grandes consommatrices de pesticides, ne sont pas les seules personnes exposées aux risques d’une intoxication aiguë aux pesticides.
Les salariés qui s’occupent du stockage des céréales aussi.
Deux d’entre  eux, non content d’avoir été gravement intoxiqués, ont été licenciés par leur employeur, la société Triskalia (Géant breton de l’agroalimentaire).
Là encore les règles d’utilisation, dont le  fameux « délais de rentrée dans la zone traitée » ont été bafouées.
Les deux victimes ont mis leur employeur au tribunal, soutenus par nos amis de Générations Futures et Phyto-Victimes.
Tous nos vœux à ces deux courageux ouvriers, victimes des pesticides mais aussi de ceux qui privilégient leurs intérêts financiers à la santé de leurs employés  et des populations.

http://www.bastamag.net/article1756.html

et chez nous…………?????

Les pesticides utilisés dans notre région entrainent une interdiction de pénétrer ou de traverser la zone traitée, durant 6h – 12h – 24 h ou encore 48 Heures après l’épandage, en fonction du produit utilisé.
Régulièrement on peut constater que ces délais d’interdiction ne sont pas respectés au mépris des règles de sécurité sanitaire mise en place pour protéger les utilisateurs, les consommateurs ou les riverains (Art. L253-1 à L253-17 du Code Rural – Arrt Inter. Minist. du 12 septembre 2006).

-On peut se demander ce qu’il en est des nombreux marcheurs, cyclistes  et autres utilisateurs des chemins de randonnées qui traversent les zones traitées de notre région, parfois en recevant  directement sur eux les « embruns » des pesticides????
-On peut se demander ce qu’il en est des ouvriers agricoles qui se rapprochent de notre association pour nous signaler avoir fait l’objet « d’arrosages intempestifs » alors qu’ils effectuaient des travaux dans la rangée traitée ou à proximité???
-On peut se demander ce qu’il en est de ceux  qui circulent sur ces voies sans être informés qu’un épandage vient d’avoir lieu et qui de ce fait sont exposés à leur insu.

A quand la pose de panneaux signalant qu’un traitement vient d’être effectué et que la zone est interdite pour  6h- 12h- 24h ou 48 heures????

M. Le Préfet de la Corrèze avait début 2011, lors de la première table ronde entre riverains et pomiculteurs, fait part de son souhait de voir fleurir de tels panneaux le long des plantations et en bordures des routes longeant ces zones traitées…..
Lors de la 2ème table ronde, l’idée a été relancée et le comité de suivi  (que nous avions quitté en claquant la porte mais sans la fermer à clef) devait nous inviter pour déterminer  les conditions de mise en place de ces panneaux…… depuis plus rien …….
                     
Appel à témoignage :
Si vous-même avez fait l’objet d’un « arrosage intempestif », avez  déclenché une réaction allergique après avoir traversé une parcelle traitée ou connaissez quelqu’un ayant été victime de tels faits, laissez nous un petit commentaire sur ce blog (Anonymat assuré)
Idem si vous souhaitez  la mise en place de panneaux  informant le public sur les produits utilisés et les durées d’interdictions de traverser les zones traitées.
Merci à vous. 

13 thoughts on “EMPOISONNEMENT AUX PESTICIDES

  1. Bravo pour toutes vos démarches et actions en vue de lutter contre ce problème des pesticides qui nous empoisonnent la vie

  2. L'idée des panneaux "avertisseurs" est excellente, mais comment obtenir qu'ils soient mis en place ?
    De toutes façons félicitations pour vos idées et vos actions afin que les pesticides finissent un jour par cesser d'empoisonner, la terre, l'air, l'eau et nous avec !

  3. Pour obtenir les panneaux, il faut "faire pression" sur le Préfet du Département afin qu'il l'impose par inscription au RSD (Règlement Sanitaire Départemental) ou en prenant un arrêté Préfectoral. Écrivez-lui pour lui demander cette mesure qu'il s'était engagé à prendre. Vous pouvez lui envoyer un mail à l'adresse suivante: http://www.correze.pref.gouv.fr/Correze et nous mettre destinataire d'une copie à l'adresse: allassac.ongf@orange.fr

  4. mon mari a été gravement malade, il toussait avec de la fièvre, le docteur n'a jamais voulu admettre que c'était à la suite d'un épandage de traitement (2m de notre fenêtre)
    Nous avons demandé une analyse pour la recherche de toxiques, cela nous a également été refusé par le médecin en nous disant que mon mari avait la coqueluche, il a 65 ans…

    nos chiens ont les pattes brulées lorsqu'ils marchent dans les champs, les animaux sauvages sont de moins en moins présents.
    a 3 km à la ronde, 2 hommes jeunes et non agriculteur ont un cancer de la prostate.
    l'homme sera bientôt une espèce en voie de disparition dans les campagnes !

  5. Il ets impossible pour les professionnels de mettre en place les panneaux d'interdiction de pénétration dans les parcelles, car cela reviendrait pour eux à faire de la publicité sur leurs divers traitements, publicité qui ne serait pas bonne pour leurs affaires, car comment nous vanter la qualité de leurs si bons fruits, lorsque des panneaux interdiraient quasi toute l'année des chemins publics aux randonneurs et autres promeneurs ou vttistes en raison du sulfatage de produits nocifs pour la santé? cela leur reviendrait à se tirer une balle dans le pied….

  6. L'idée de ces panneaux et de montrer l'aberration qu'il y a à poursuivre selon ces méthodes de culture et de forcer les utilisateurs de pesticides à jouer la transparence. Une fois que la population et les consommateurs auront pris conscience des dangers, alors les professionnels seront obligés de changer. S'ils ne le font pas il est à craindre, pour reprendre vos propos, que cette balle ne soit pas tirer en direction de leurs pieds mais que ce tir soit létal pour leur activité. Rappelons que nous sommes pour le développement d'une économie agricole locale forte, dès lors que celle-ci est conduite en application totale des règles existantes mais surtout en respect de l'homme, de sa santé et de l'environnement et en permettant un avenir possible aux Génération Futures.

  7. Concernant la mise en place de panneaux, notamment sur les chemins publics, les municipalités ne devraient-elles pas se sentir concernées? A ma connaissance, elles sont responsables de la sécurité des usagers, ne pourraient/devraient-elles pas obliger les utilisateurs de produits phyto à mettre en place la signalétique nécessaire à la protection des usagers des voies publiques? Elles prennent bien en compte les doléances de riverains demandant un abaissement de la vitesse à proximité de chez eux…en général pour la sécurité des usagers, non?

  8. Les Maires, comme les Préfets, disposent d'un véritable arsenal juridique permettant de protéger les populations contre de tels risques. M. le Maire, pourrait prendre des mesures en vertu de l'article 1311-1 du Code de la santé publique et des articles L.2212-1 et L.2212-2-5° du Code Général des Collectivités Territoriales. Si les pouvoirs de police des maires existent bien, il semblerait que ceux-ci soient offerts avec l'écharpe tricolore mais visiblement "livrés" sans le courage politique indispensable à leur mise en œuvre.
    La peur de déplaire à quelques-uns étant visiblement plus forte que les convictions et la nécessité de protéger les intérêts et la santé du plus grand nombre.
    Nous mettrons prochainement en ligne une proposition d'arrêté municipal (ou Préfectoral) permettant de rendre "supportable" la situation des riverains des zones grandes consommatrices de pesticides. L’argumentation et les références légales de cette proposition ayant été vérifiées par des experts en droit administratif.
    Ainsi les maires et les Préfets ne pourront plus vous dire :
    "on ne PEUT rien faire"
    mais devrons maintenant vous dire:
    "on ne VEUT rien faire".
    A chacun donc d'assumer ses responsabilités en pensant bien que la prise de conscience de la société civile est en marche et que les dernières études sur les cancers http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/08/les-pesticides-facteurs-de-tumeurs-chez-les-agriculteurs_1584401_3244.html
    doivent rappeler à chacun, qu'un jour ou l'autre il faudra rendre des comptes.

  9. En attendant que ces braves Elus assument leurs responsabilités on continuera de soigner nos malades et d'enterrer nos morts.
    La vie et les intérêts personnels de quelques personnes ne pèsent pas le même poids dans la balance!!!!!
    On s'étonne après que les gens ne se déplacent pas pour aller voter.
    De toute façon , Droite ou Gauche… même combat!!
    Vivement qu'émergent de nouveaux partis, issus du peuple et représentant le peuple.

  10. bonjour,
    que faites-vous du droit à la propriété privée? bon nombre de citadins viennent fouler les sols des agriculeturs sans leur autorisation. j'imagine que vous n'aimeriez pas voir des inconnus dans votre pelouse…? pour se protéger, il faut d'abord commencer par respecter les droits de son prochain, y compris les droits de propriété.

  11. Je partage tout à fait vos propos mais précise néanmoins que les demandes déposées par notre association portent sur les chemins publics, les chemins de randonnées et les routes qui traversent ces zones. Je suis heureux de voir que vous êtes sensibles à la notion de propriété et que de ce fait vous êtes capables de prendre en compte nos demandes dès lors que celles-ci concernent le domaine public.

  12. Clair , net et précis !!!!! Bravo , j'aurais pas fait mieux .
    Il y a un moment que ça me démange de détruire ma carte électorale , je sens que la perforatrice va la réduire en confettis…..Préserver le droit de vote ; pourquoi faire , se mettre un peu plus dans la merde , aucun intérêt !!!!!

  13. Intoxiqué aux pesticide décelé il y a mois
    j’habite depuis + de 40 ans près d’un petit village du Bas-Rhin mais a l’extérieure du village a coté d’un grand maraiché ça femme et morte il y a peut de temps d’un cancer foudroyant ,étant inquiet je me suis fait dépisté et la verdicts ##intoxiqué ## merci a M Echbach qui entre autre n’emploie que des roumain qui eux ne se préoccupe pas de leurs santé !!!!

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