HOMMAGE AUX VICTIMES DES PESTICIDES

En cette journée du 06 décembre 2012, notre association à tenté de faire passer un message aux autorités en charge de notre sécurité sanitaire.

Au-delà, nous avons tenté de sensibiliser l’ENSENBLE des utilisateurs de pesticides sur les dangers liés à des expositions pouvant malheureusement entrainer des pathologies conduisant jusqu’à la mort.

Certes, l’image était forte mais lorsque des Caroline, Jacky, et autres agriculteurs ayant perdu un des leurs vous disent Merci, alors aucune image n’est trop forte.

D’autant que l’idée n’était pas de stigmatiser telle ou telle catégorie de personnes mais bien de mettre chacun des intervenants devant ses responsabilités.

Les médias présents ont été sensibilisés à cette volonté de notre part de ne pas montrer du doigt une catégorie d’utilisateur en particulier, qu’elle soit Collectivité, Particulier ou Agriculteur.

L’article du journal LA MONTAGNE du 07/12/2012 fait particulièrement bien ressortir cette volonté de ne pas accuser le monde agricole,  mais bien de sensibiliser. L’accent a même été mis sur les collectivités qui à ce jour, malgré toutes les formations et alternatives qui existent se refusent à passer au 00 pesticides sur les voiries et dans les parcs.

 Bravo à ces communes qui ont déjà fait ce pas. Bravo également à la prise de conscience qui est en train de naître chez les arboriculteurs qui pour certains tentent le changement. Encourageons les à poursuivre pour le bien de tous.

Pour montrer cette volonté sincère, des agriculteurs nous ont accompagné dans cette démarche et d’autres, y compris des conventionnels, nous ont apporté leur soutien dans cette action,  qu’eux même ont jugé nécessaire pour la prise de conscience.

En effet, les maladies liées à des expositions aux pesticides sont aujourd’hui, pour certaines, reconnues par le tableau officiel des maladies professionnelles à l’instar de la maladie de Parkinson.
Malheureusement les adhérents de notre association, atteints de cette même maladie font le triste constat que la prise en compte n’est aujourd’hui pas identique. L’agriculteur étant susceptible d’être reconnu en maladie professionnelle, le riverain ou le particulier soumis a des expositions identiques étant lui obligés de se débrouiller seul sans la même reconnaissance.
Toutefois, plutôt que de se quereller sur les avantages des uns et des autres, ces personnes préfèrent s’unir pour dénoncer les causes de leur maladie.

Je crois que cette image devrait servir de modèle à ceux qui devant leurs difficultés et leur sentiment d’impuissance pour changer réagissent de manière violente.

Nous tenons à leur faire savoir ici même toute notre compassion à leur égard.

Nous espérons qu’au travers des difficultés économiques qu’il traversent et qui attestent peut -être que ce modèle n’est pas le bon, des aides leurs seront accordées POUR LE CHANGEMENT.

Des aides pour poursuivre sur le même chemin ne faisant que rallonger d’un peu une planche, déjà en partie sciée, et qui mène à un précipice.
Nous tenterons d’exposer ce point de vue qui en résumé encourage les aides mais uniquement les aides au changement.

En ces périodes où les particuliers eux aussi subissent  de plein fouet les difficultés de la crise, nous pensons que la distribution d’argent public doit se faire en gardant à l’esprit l’intérêt général et celui des générations futures. Il est peut être temps de mettre fin à des subventions publiques faramineuses permettant à des sociétés privées d’acquérir des machines qui nécessitent moins de main d’œuvre…
Un sondage hier sur M6 faisait état du fait que près de 70% de la population interrogée pensent que l’environnement doit être une priorité dans les prises de décisions.

La Corrèze, anciennement nommée, le Pays Vert et qui aujourd’hui cherche à reverdir son blason au titre du classement des département en fonction de l’indice de volonté écologique , devra prendre en compte ces paramètres dans les décisions à venir.

Nous sommes confiants et ne doutons pas que la volonté politique sera bien présente pour concilier intérêts économiques , environnement mais surtout Santé.

Espérons que certains propos tenus par des gens influents sur le monde agricole ces derniers jours seront classés avec les inepties que les passions peuvent parfois pousser à dire.
 Ainsi sa formule 
« L’économie doit prévaloir sur la sensiblerie »
 laisse entendre que les questions de santé de nos enfants et l’impact des pesticides au cours du développement de ces enfants n’est qu’une question de sensiblerie.
Je pense que les professeurs Charles SULTAN et autres professeurs en endocrinologie pédiatrique apprécieront cette vision.

« Les enfants des agriculteurs présentent quatre fois plus de risque de présenter des malformations génitales que les autres » …..
Doit on sacrifier cette sensiblerie sur l’hôtel de l’économie de quelques personnes???? ou alors doit on essayer de développer cette économie, en faisant en sorte qu’elle profite au plus grand nombre et préserve la vie et la santé?????
Aujourd’hui c’est aux politiques d’apporter des solutions par une redistribution des aides avec un encouragement au changement sincère.

Nous, membres de la société civiles comptons sur eux.

La délégation reçue par le préfet de la Corrèze et composée de, représentant des riverains, d’association, des agriculteurs et d’un médecin a exprimé ses inquiétudes et remis un dossier complet faisant état de la problématique dans son ensemble, avec des propositions simples et dont la mise en ouvre pour certaines peut être immédiate. Nous mettrons prochainement en ligne ce dossier (difficultés techniques) et espérons que les autorités nous apporterons très vite des réponses.

Quant aux personnes qui ont manifesté leur désespoir dans ces périodes difficiles nous souhaitons les assurer de toute notre compassion face aux difficultés qu’ils doivent traverser pour en arriver à de telles extrémités.

Nous invitons l’ensemble de nos membres et soutiens en Limousin mais également dans les autres départements et régions de France (Charente, Aisne, Dordogne, Hautes-Alpes, Tarn et Garonne, Picardie, Pays basque…) à adopter la même compassion et  surtout à ne pas répondre à ce type de réactions qui, encore une fois, ne sont que le signe d’un grand désespoir et d’une certaine détresse dans ce qui précède espérons le, une prise de conscience généralisée.

One thought on “HOMMAGE AUX VICTIMES DES PESTICIDES

  1. De nombreuses pathologies conduisent "les malades et les biens portants" à la mort. Là où ce constat devient insupportable c'est dans le silence assourdissant dont font preuve à la fois les autorités sanitaires et la quasi totalité des instances médicales. En effet celles ci sont inactives dans leur missionqui, avant d'être curative doit être d'informer des dangers que courent en permanence notre société d'hyper consommateurs.
    Cela ne commence pas dans notre assiette mais dans le produit que l'industrie alimentaire founit dans nos assiettes.
    Notre EAU est polluée: constat!
    Nos SOLS sont empoisonnés: constat!
    Nos ALIMENTS sont empoisonnés: constat!
    Résultat: en moins d'une décennie ont éméergé plus de 8.000 maladies orphelines!
    Ce terme veut dire "qu'on ne sait pas les soigner", et que tous les malades sur les quels on colle cette étiquettesont obliger de la garder jusqu'à…?nul ne le sait…
    On ne cherche plus les CAUSES mais pour se dédouaner de notre passivité, voire de notre obcurentisme,on se contente de soins palliatifs cherchant à effacer les CONSEQUENCES.
    Il y a URGENCE pour que tous ceux qui sont concernés par l'exercice d'une profession médicale réveillent leur conscience de thérapeute humaniste et s'engagent auprès d'associations comme celle d'Allassac, pour dire à tous ceux qui ont des pouvoirs décisionnaires :"ASSEZ!ASSEZ! arrêter le massacre…, attaquez vous aux CAUSES de la décrépitude de l'humanité.

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