Marisole TOURAINE à TULLE, sur les terres d’Allassac ONGF

L’image de cette banderole aura aujourd’hui fait le tour de France grâce à la diffusion dans les journaux télévisés, notamment sur France 3.

A Léognan en Gironde, grâce au Collectif des Mamans alertant sur les Pesticides

A TULLE en Corrèze, grâce aux Associations ALLASSAC ONGF, AMLP (Médecins LIMOUSINS) et GENERATIONS FUTURES

En Limousin, pour saluer la venue de la Ministre de la santé, les banderoles ont pris vie.

Non seulement les personnages sont sortis des banderoles (et nous remercions chaleureusement  les acteurs professionnels ou occasionnels), mais par des saynètes ludiques et sympathiques, nous avons su recréer le quotidien  de nombreux citoyens, comme :
le pique nique sous un nuage de pesticides ou la classe intoxiquée
  L’idée n’était pas de dramatiser ou de faire dans la sensiblerie mais d’expliquer une nouvelle fois le danger des pesticides.
Se faire entendre, sans crier, casser, brûler des pneus ou des palettes.
Bref, une démarche citoyenne, responsable, ouverte à tous, enfants, parents, instituteurs mais aussi politiques.
L’occasion avant de s’entretenir avec le Chef de Cabinet de la Ministre de la Santé, de recevoir la visite de Madame Sophie Dessus, Députée de la Corrèze, à qui nous avons remis notre proposition d’amendement dans le cadre de la LAAF  ( Pour ceux qui l’ignorent encore : la Loi d’Avenir pour L’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt) qui précise la notion de zone tampon sans pesticide.
Nous lui avons rappelé la notion d’urgence qui entoure ces questions de santé et la nécessité de faire preuve de courage politique en la matière.
Nous lui avons rappelé que plus de 120 000 personnes ont signé la pétition Générations Futures  pour demander la mise en place de Zones Non Traitées aux abords des écoles, hôpitaux, terrains de sport mais aussi habitations.
A l’issue de cette exhibition, passage obligatoire pour bénéficier d’une audience, nous avons été reçus par le Chef de Cabinet de Mme Marisol Touraine,  Monsieur Grégory GUILLAUME.

Nous le remercions de nous avoir accordé de son temps même si, il faut bien l’avouer, nous ne sommes pas certains d’avoir su nous faire comprendre.
En tout cas, il aura peut être eu le mérite de pousser les autorités régionales à renouer le contact. Encore que nous ne sommes plus en attente de belles paroles mais bien de mesures réelles et concrètes.
Pour cela je crains qu’il y ait encore du travail car lorsque nous discutons avec les responsables de l’Agence Régionale de Santé, nous nous rendons compte que 10 ans nous séparent!
Il y a dix ans il aurait fallu faire des mesures de pesticides dans l’air en Limousin et aujourd’hui on met des capteurs dans les plantations pour établir ce qui est.
Trop tard, ça a déjà été fait dans d’autres régions au cours des derniers années et toutes ces mesures établissent la présence de pesticides!
Aujourd’hui, comme l’a rappelé Pierre Michel PERINAUD, il faut faire des mesures d’imprégnation sur les personnes.

Quant aux autorités Préfectorales, elles pensent que la charte de bonnes pratiques était une piste intéressante.
Que l’on arrête de nous parler d’une charte alors qu’il n’y a toujours pas de volonté de faire respecter la réglementation, ni même de volonté d’information par la mise en place de panneaux le lon g des routes et chemins traversant les zones traitées.

Dès lors que des mesures seront prises dans ce sens, nous verrons alors pour revenir à la table des discussions.

Petite évolution qui mérite d’être soulignée et qui  pourrait intéresser les élus municipaux tentés de nous écouter, les autorités préfectorales ne crient plus sur les toits d’ardoises que les Préfets et les Maires n’ont aucune compétence pour prendre un arrêté limitant l’usage des pesticides!
Cela voudrait-il dire qu’enfin, nous avons la même interprétation du droit?

C’est un bon début et un signe d’espoir.

Il ne manquerait plus que le Préfet donne des consignes  aux services en charge de la législation sur les produits phytosanitaires (Gendarmerie – DRAAF) pour renforcer les contrôles et veiller au respect des règles dans ce domaine, pour que nous le regardions d’un œil bienveillant.

Pour l’instant, il faut bien admettre que les égards se tournent vers les utilisateurs et non les victimes passives que nous sommes.
Les visites sur le terrain, des Préfets et Sous Préfets successifs, se limitent à des visites des vergers (en dehors des jours d’épandages) ou encore des présences aux assemblées générales des coopératives fruitières.

Peut être que demain le choses finiront par changer et que ces personnalités, nonobstant leur importance et leur rang, consentiront à venir nous rencontrer lors de nos réunions publiques, nos assemblées générales ou nos conférences faites en présence et par les Médecins Limousins.

Alors seulement,  nous aurons le sentiment qu’il y a une réelle volonté de dialogue et une égalité des parties et peut être que nous pourrons enfin mettre un terme à nos exhibitions pour être entendus.

Faute de quoi nous devrons poursuivre les actions, pour le bien et l’avenir de nos enfants.

4 thoughts on “Marisole TOURAINE à TULLE, sur les terres d’Allassac ONGF

  1. L e 5 aout 2014, La loi d'Avenir pour l'agriculture n'apporte plus rien aux riverains de champs traités. (voir commission mixte).
    Envoyez un mail à votre député pour que le 11 septembre un amendement impose des ZONES NON TRAITEES près des habitations. (vote de la loi)
    Si non, on devra porter combinaison et masque respiratoire (voir rapport du Sénat du 10 10 12 page 238).

  2. Madame la Député.

    Après la modification apportée par la Commission Mixte Paritaire, la loi d'Avenir pour l'Agriculture n'apporte plus rien aux riverains de champs traités.

    Les enfants seront protégés à l'école (les traitements réalisés sur le champ voisin seront contrôlés par les autorités), mais ils ne le seront pas quand ils seront chez eux.

    Les riverains de champs traités vont donc continuer à subir des agressions chimiques, sans que les autorités interviennent.

    Le rapport du Sénat du 10 octobre 2012 indique pages 238 et 239:

    "Par ailleurs, les personnes éventuellement présentes à proximité

    lors du traitement (champs voisins ou riverains par exemple) et les

    travailleurs intervenant après le traitement des plantes – malgré les

    contraintes liées au délai de réentrée –, sont également susceptibles d’être

    exposées aux produits et doivent en conséquence porter des équipements

    de protection (gants, lunettes, masques, bottes, combinaison, etc.)."

    Cette recommandation est importante et devrait être affichée en mairie. Pour nous, riverains, elle est irréalisable.

    Nous souhaitons que le 11 septembre prochain les députés ajoutent un amendement au projet de loi LAAF permettant la création de ZONES NON TRAITEES près des zones habitées. Cette recommandation deviendrait alors inutile.

    Par avance nous vous en remercions.

    Recevez, Madame la Députée, l'expression de notre gratitude.

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