ECO PHYTO, le retour ou vers un nouveau plan ECO – FIASCO ??

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Cela fait trois ans que nous alertons sur la mascarade ECO PHYTO 2018.
En janvier 2014, nous affichions même notre sentiment sur les grilles de l’Hôtel de la Région Limousin, en toutes lettres, en apposant notre slogan:


PLAN ECO – PHYTO
 =
PLAN ECO – FIASCO

 ,

En réponse, nous étions traités d’affabulateurs, de menteurs, de pessimistes…  refusant de croire aux avancées engendrées par ces mesures….
Aujourd’hui, ce sont les instances officielles qui reconnaissent, enfin, que ce plan est un véritable FIASCO!
Le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll avait promis de redresser la barre, avec un  un nouveau plan Ecophyto plus ambitieux
Pour rappel, alors que ecophyto 1 ciblait une réduction de 50% de l’usage des pesticides entre 2008 et 2018, celui-ci a augmenté de 5% en moyenne entre 2009 et 2013 avec une hausse fulgurante de 9,2% entre 2012 et 2013
Quelles sont les annonces:
Pour Monsieur Le Foll, il faut mettre l’accent sur:
– l’optimisation du matériel plus performant (notamment des pulvérisateurs à buses anti dispersion, par exemple)
– le soutien aux biocontrôles* (remplacer un produit chimique par un produit dit de biocontrôle)
* Biocontrôle =  macro organismes auxiliaires (insectes, invertébrés accariens… – exemple : coccinelles…), micro organisme (champignons, bactéries, virus –  exemple : les bacillus thuringiensis), médiateur chimique (comme les phéromones pour entrainer la confusion sexuelle chez le carpocapse de la pomme…), les substances naturelles comme celles développées par ASPRO PNPP ou des sociétés Limousines comme AXIOMA à Brive

Ces mesures, notamment celles visant à l’optimisation du matériel, n’entraîneront que des réductions à la marge de quelques pourcentages. Mais surtout, cela enfermera et maintiendra l’agriculteur dans un système dépendant aux pesticides.
Pour ce qui est de l’optimisation du matériel, le risque est que cela se transforme en un simple prétexte pour ceux  qui se refuse à changer de paradigme agricole, de toucher encore et encore des subventions pour acheter des pulvérisateurs flambants neufs.
Ces mesures ne suffisent pas.
Il faut donc mettre en place une véritable révolution agronomique:
Revenir à des fondamentaux et des valeurs perdues depuis longtemps.
Si les produits de biocontrole sont une bonne chose (sous réserve d’évaluation sérieuse pour les virus et autres bactéries ), il n’est pas question de changer un produit chimique par un autre produit sans changement agronomique de fond. Cela ne marche pas comme ça.
Pour les produits comme les néonicotinoïdes, tant décriés dans la disparition des abeilles, il faut aujourd’hui les interdire immédiatement. Or, il est encore question de laisser du temps aux industriels pour trouver des produits de substitution… ou le temps d’écouler les stocks. Bref, encore une façon de gagner du temps.
Le principe de ces produits, souvent utilisés en enrobage de semences permet de prévenir des maladies qui peut être ne se déclareraient jamais. Bref une prévention totale poussée à l’extrême!
Mais il est à craindre que sans aucune mesure de contrainte, les industriels et autres agro-chimistes ne jouent le jeu et que ce nouveau plan éco phyto,  ne soit un nouveau plan éco fiasco.
Nous aurions préféré entendre des annonces sur des mesures faisant état de contraintes et d ‘incitation avec des récompenses pour ceux qui font des efforts et s’engagent vers des mesures plus vertueuses.
Sans contraintes et incitations ce plan est voué à l’échec.
Les incitations passent bien évidemment par une réorientation des aides agricoles, notamment en faveur de ceux qui s’engagent dans l’agriculture biologique.
Les collectivités, au travers la restauration collective, devraient également s’impliquer en augmentant leur consommation de produits bio et ne pas se limiter, comme au Mac Donald, à un yaourt bio en dessert.
Il faut organiser des marchés locaux comme cela se met en place mais exiger la production en Bio.
C’est légalement possible. 
Le changement est possible comme le prouve quelques agriculteurs comme Paul François qui a  réduit son utilisation de produits chimiques au stricte minimum  et meme va plus loin en passant un quart de sa superficie en production bio, notamment pour préserver la santé de ses voisins.
En Limousin, Les pouvoirs publics restent sourds à nos alertes lancées et ne réagissent même pas lorsque nous dénonçons le brûlage des filets en plastique, pourtant pratique interdite et répréhensible comme expliqué dans un précédant article.
!
Alors,  pour ce qui est de faire respecter une baisse de consommation de pesticides chimiques, je crains qu’il y ait encore du travail…
Quant à ce plan écophyto N°2, on peut regretter qu’aucune mesure de protection des riverains ne soit évoquée.

Car, en effet, même si nous recevons 20 ou 50% de pesticides en moins sur nos fenêtres, les balançoires de nos gosses ou leur tête lorsqu’ils se promènent ou jouent sur les terrains de sport, est ce que cela changera les effets délétères des pesticides sur leurs santé ?
La diminution de l’usage des pesticides doit impérativement s’accompagner de mesures de protection pour les populations (Agriculteurs, riverains, consommateurs), sous peine d’un nouvel ECO FIASCO.

3 thoughts on “ECO PHYTO, le retour ou vers un nouveau plan ECO – FIASCO ??

  1. le site phyto services est un modèle du genre, une remise en cause totale de l'émission Envoyé spécial, un niveau de vulgarité concernant la médecin de Lubersac http://www.forumphyto.fr/2015/03/13/pommes-envoye-special-suite/

    et ne parlons pas de celui de l'association pommes.poires qui est à la limite de la diffamation vis à vis des journalistes http://www.daniel-sauvaitre.com/2015/03/c-est-dur-d-etre-filme-par-des-cons-nes-ou-quand-la-pomme-voit-rouge-1.html
    Hallucinant ….