Parti d’Allassac, le débat sur les pesticides s’invite à Bruxelles

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Lancé il y a maintenant une dizaine d’années par l’association Allassac ONGF, le débat sur les dangers des pesticides pour les riverains des zones d’exploitation s’est invité à Bruxelles le 8 décembre dernier, lors d’un colloque organisé par des parlementaires européens.

Si les avancées restent encore mesurées, il semble néanmoins que la prise de conscience du problème ne soit plus limitée aux seuls riverains et associations de défense des victimes. Ainsi, après la condamnation, fin septembre, par le tribunal des affaires sociales de Saint-Brieuc, de la société Nutréa (filiale de Triskalia) à verser un peu plus de 100 000 euros à deux anciens salariés intoxiqués par des pesticides, la Commission européenne vient d’accepter d’étudier leur pétition demandant « l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur les conditions de travail et sur les mesures prises par l’État français pour faire respecter les directives et règlements européens concernés ».

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Le travail mené en Limousin pour faire aboutir une charte des bonnes pratiques pourrait donc préfigurer une évolution sensible au nouveau national, voire européen, et l’on espère que ce parcours de longue haleine, dans lequel les dirigeants de notre association se sont largement impliqués, sera bientôt récompensé.

En attendant, si le verger du Limousin n’est pas encore en pleine révolution, on note cependant certains progrès pour répondre aux demandes des riverains : augmentations des surfaces en agriculture biologique, abandon des néonicotinoïdes, installation de manches à air pour indiquer la force et le sens du vent lors des traitements, pièges à rats taupiers pour éviter l’empoisonnement et plantation de haies pour limiter la dérive des pesticides par rapport au voisinage.

Aussi, nous tenons bon que pour la signature de la charte de bonnes pratiques se réalise prochainement, et permette de généraliser ces mesures qui se mettent doucement en place.

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